Sur le lac bleu Là-bas, près de l’île, Trois jeunes cygnes ont relevé leurs ailes, Trois enfants-cygnes au plumage fané, Adolescents trop sages auprès de leurs parents Aux becs orange et aux yeux noirs… Sortez tout doucement, Sans faire de bruit, Jeunes...
(En écoutant le "Poème" pour violon et orchestre d'Ernest Chausson) Il est seul Ses ailes pliées contre son cœur Il est seul et s’agenouille Comme l’ange devant Marie Il est triste Et plus il est triste et plus il est vibrant Plus se fait pénétrante la...
Tu danses sur le sable ébloui Tu parles aux arbres des forêts Tu rêves les nuages effacés Tu chantes à l'averse ailée Et les cris des oiseaux dispersés Les larmes des printemps blessés Les ivresses des berceaux d'or Les glissantes saisons Ont jeté leur...
Ne dites pas Le silence Dites La nuit la mort l’espace La bouche d’ombre entre les deux abîmes La coupure de respiration L’instant qui n’existe pas L’unique universelle absence Le point infini du néant L’éternité sans bords Avec ces mille échos qui se...
"Und drauf Isolde, wie sie winkt !..." Richard Wagner, Tristan et Isolde, Acte III - Tristan blessé à mort, dans son délire voit venir un bateau et dit à son fidèle compagnon qu'Isolde, son amante qui est aussi guérisseuse, s'y trouve et lui fait signe...
L'air sent le bois et la fumée Les marrons roulent sous nos pieds L'enchantement a commencé L'automne approche à pas feutrés Le ciel scintille au grand soleil Et les feuillages s'apâlissent Dans un son mat les glands s'affaissent Quand une brise les caresse...
Dessin de Martine Maillard La mort qui marche avec des étoiles dans les yeuxLa voyez-vousElle est devant moiDerrièreA côtéLàElle surgit de moiElle est l’ombre tapie au profond du placardQue j’ai ouvert innocenteElle est l’obscure habitante de mon appartement...
Poursuivons notre périple dans la forêt enchantée, celle que chantait Ronsard dans son "Ode aux bûcherons de la forêt de Gâtine"... Voici encore quelques photos prises en hiver : leur intérêt est de nous montrer qu'à la différence de bien des régions...
Je suis allée à la recherche de photos de Fontainebleau, pour continuer de vous présenter cette merveilleuse forêt qui a bercé mon enfance. J'en ai retrouvé certaines que je pourrai scanner demain (ainsi qu'une ou deux cartes postales). Mais sur le web,...
De retour du turbin Dans un autobustrain C’est bien mieux qu’en voiture Dans un bouillon de culture J’ai bien vu des bateaux Tirés par des autos Mais jamais des wagons Montés sur des camions J’ai vu passer des cirques Où rigolaient des tigres Et des roulottes...
Quand j'étais enfant, je ne savais pas que j'étais née dans la plus belle forêt du monde... C'est depuis que je me suis promenée un peu partout, que je me suis aperçue qu'il était impossible de retrouver ce que j'avais connu enfant. Et d'autant plus impossible...
Ces toits gris aplanis, Chaque rayon discret du soleil du matin Tendrement les redore. Des étoiles au ciel Glissent très doucement sur des nuages roses Vers des pays lointains… - Dans la cour oubliée, L’orgue de barbarie laisse flotter dans l’air Quelques...
Aujourd'hui je suis heureuse car j'ai abouti dans de longues recherches pour apporter de l'animation à mon blog... Je ne dis pas que cela soit parfait, mais petit à petit mes connaissances en design s'enrichissent. J'espère que cela vous plaît, et que...
O lumineuse, O radieuse, O merveilleuse lumière, Jaillissant en cascade d’arc-en-ciel Et m’inondant tout entière comme une immense nuée de gouttelettes, Source qui fonds sur moi, depuis mon front jusqu’à mes pieds, Et me traverses tout entière, C’est...
Au jeu des balançoires Il a perdu son âme… Ou n’est-ce pas auparavant, Tandis qu’enfouie au fond de lui Il la tenait captive, Muette et oubliée, Qu’il en était privé ? Et voici qu’à force de rire A gorge déployée Sur un morceau de bois agité dans les...
Ce soir Les martinets pépient très haut Il y a fête dans le ciel Bleu très bleu Jusqu’aux plus lointains horizons Les toits armés de leurs fourches graciles Masquent la mer avec ses dunes On entend le ressac Et le vent nous apporte ses effluves herbeux...
Péniches Bateaux oblongs Aux noms d’oiseaux Aux résonances lointaines Vous rêvez Penchées Posées Maquillées de belles toilettes Près du quai endormi Où l’eau palpite Près de l’île verte Peut-on partir en vos chambrées Ou simplement glisser Se laisser...
Ci-dessous, un haïku ajouté par Rémi-Ange, dans le cadre du partage proposé. Comme je vous l'avais annoncé, voici une petite page de travail "collectif"... que nous allons appeler la "page de l'escargot" ! En effet elle va se faire le reflet de notre...
Voici la suite de ce merveilleux voyage, effectué je vous le rappelle dans ma jeunesse à l'occasion de l'exposition universelle de Montréal, en juillet 1967. La carte ci-jointe vous montre où nous sommes. Le samedi 22 juillet, nous quittions à regret...
Ce soir, encore une citation d'un de mes poètes préférés (si ce n'est de "mon" poète préféré)... : Apollinaire, un extrait de sa "Chanson du Mal Aimé", qui est un des sommets de la poésie française. Ce n'est pas à Léo Ferré, cette fois, que je l'associe...
Allez ! Ce soir je vous propose de vous gratter un peu la tête autour de quelques questions. Je suis sûre que certains d'entre vous auront tôt fait d'en trouver les réponses ! 1ère question : Quel est le nom de l'auteur de ce tableau, ainsi que le nom...
Treizième volet de mon Voyage à travers le Québec, l'été 1967... Nous atteignons l'Atlantique ! (voir ici). Les rives du Saint-Laurent vers la Gaspésie Le mercredi 26, nous prîmes la route de Gaspé, emportant notre pique-nique pour le repas de midi. Au...
Les sources du désert sont rouges Comme ma vie qui bat pour toi Je te construirai des châteaux de sable illuminés Des lèvres de corail qui chanteront la nuit Des ailes froissées de plumes dans la brusque envolée Tu changes l'espace en rivière Et le temps...
F ontainebleau, cité qui berças mon enfance, O pale dans le creux d’une forêt immense, N apoléon t’aima, comme le roi François ; T u restes cependant ma préférée à moi ! A vec la salamandre et l’aigle pour symboles, I gnore le manant couché dans la rigole...
Finalement j'ai changé d'avis : j'ai fini "Acide Sulfurique", et sur la fin, j'ai convenu tout de même que c'était très fort, et assez impressionnant comme travail psychologique. Mais aucune beauté de style comme dans par exemple "Lambeaux" de Charles...