J’ai dessiné le Soleil
Pour me souvenir de Toi
Mais il n’était pas Toi
Et de l’abîme a surgi
La Ténèbre insondable
Son Reflet
J’ai dessiné la Vie
Pour me souvenir de Toi
Mais elle n’était pas Toi
Et de l’abîme a surgi
Le spectre de la Mort
Son Reflet
J’ai dessiné l’Amour
Pour me souvenir de Toi
Mais il n’était pas Toi
Et de l’abîme a surgi
L’Horreur défigurée
Son Reflet
J’ai dessiné la Joie
Pour me souvenir de Toi
Mais elle n’était pas Toi
Et de l’abîme a surgi
La Douleur Infinie
Son Reflet
J’ai dessiné la Foi
Pour me souvenir de Toi
Mais elle n’était pas Toi
Et de l’abîme ont surgi
L’Angoisse et la Terreur
Ses Reflets
J’ai fait une machine
Pour me véhiculer
Cela s’appelle un Corps
Et alors ont surgi des myriades de corps
Des reflets de reflets tous sans fin reflétés
Et dans la profusion
Et dans la confusion
Je me suis égarée
Car creusant plus avant
Je m’enfonçais toujours de plus en plus profond
Et perdais peu à peu
Le fil originel