Je n'écris plus, car toute pensée d'une chose importante à noter disparaît aussitôt comme fumée, remplacée par une autre.
D'ailleurs tout article posté me semble aussitôt dégager une odeur fétide.
Je relis et remets en état ce blog, depuis son démarrage sous une autre plate-forme en 2005 : la migration avait détruit la mise en forme et de plus, bon nombre d'images et d'illustrations sonores avaient disparu...
C'est toute la vie qui s'y trouve : les amitiés, les amours, les enfants, les voyages, les promenades, les images du monde, les passions, la musique, la peinture, la poésie, les échanges, le rire, les jeux, le cinéma, les livres, la philosophie, la méditation, le rêve, la foi, les bénédictions, les artistes, les maîtres, les souvenirs ! Une récapitulation, comme de belles pages qui se tournent et une belle histoire qui s'achève.
Pourquoi répéter ? Pourquoi répéter à l'infini ? Des citations, des photos... Le corps absorbe, absorbe, puis rejette, rejette ; et un jour... il en a assez, d'absorber, de rejeter... Il faut arrêter.
Il faut arrêter, et trouver le silence. Le trouver, comme la voiture le trouve en se mettant au point mort et en coupant le moteur.
Que reste-t-il quand une voiture s'est arrêtée et que le moteur est coupé ?
* * *
Mais j'avais dit "citation" !
Voici.
Les textes sacrés nous disent de mille façons
que tout cet univers, du ciel jusqu'à la terre
n'est que l'eau d'un mirage.Et puisque la Béatitude en toute chose est identique à l'Un,
L'incomparable, à quoi le comparer ?
( . . . )
Rien ne vient jamais ternir
Ce qui est pur, immaculé, immuable.En vérité je suis Béatitude, ultime réalité,
Comment en faire des paroles ?
Avadhûta Gîtâ
traduit par Alain Porte