À l'aube de cette nouvelle année, marquée dans l'actualité par de noirs souvenirs autant que par de tristes nouvelles, j'aimerais vous citer un poème qui rappelle que ce ne sont là que de vilains dessins au crayon noir sur une feuille d'écolier, et qu'il demeure en nous une Vie tellement plus puissante que rien ne peut la déraciner.
(Je me suis permis de découper le texte en paragraphes.)
Au lever de l’aurore,
l’inharmonie des traits se détache
à contre-jour.
Silhouettes étiques aux tracés obscurs,
le disgracié s’évanouit
dans l’irréel
à l’
infini.
Les nuits s’oublient quand
l’éclair du souvenir
illumine le profil sombre.
Vision éblouissante.
La Face rayonnante
paraît
dans le pur éclat
de Soi.
Phène
Poème publié dans la revue Temporel
(voir ici)