Un peu de musique... Des bribes, un rêve...
Ce nocturne est un opus posthume ; ce qui me donne à penser (quoique ce soit une erreur, car il daterait de 1830, tandis que Chopin fréquenta George Sand de 1836 à 1847 et mourut en 1849) qu'il porte en lui quelque chose de la mort, ou de la fin de vie : il semble s'essouffler, ne faire entendre que des échos, échos étouffés de cette existence tumultueuse dans les salons, dont bientôt il ne reste plus que la complainte profonde d'un cœur qui s'éteint... ou s'ouvre à l'infini ?
Le petit jeune d'origine polonaise qui l'interprète ici a le visage du Petit Prince, un vrai petit soleil, et je n'ai trouvé personne parmi les vieux croûtons qui l'entourent pour le valoir... Il faut simplement faire abstraction de l'enthousiasme de la foule, avant, et après l'exécution de l'oeuvre.