Une parenthèse poétique avant le prochain article consacré à Nicole Gdalia. C'est Mamadomi, avec son article sur le vent, qui m'a donné l'idée de publier ce poème, écrit il y a un certain temps dans un recueil que j'ai intitulé "Mystique" et qui n'est pas encore édité.
Le vent : illustration d'Henri Galeron pour Gallimard jeunesse.
O Maître enseigne-nous la Parole du Vent
Lorsqu’il passe sauvage au-dessus des montagnes
Et que son sifflement retentit longuement
Dans la plaine endormie
O Maître enseigne-nous la Parole du Vent
Lorsqu’il flotte au-dessus des villes infinies
Et qu’il glisse le long des couloirs gris des rues
Jusqu’au fond des jardins
O Maître enseigne-nous ce que nous dit le Vent
Lorsqu’il bruit doucement dans les cheveux des arbres
Et qu’il fait frissonner les roseaux et les saules
Penchés au bord de l’eau
O Maître enseigne-nous ce qu’il nous dit vraiment
Lorsque nous l’absorbons et qu’il nous envahit
Lorsque nous l’inspirons et que nous l’expirons
Et qu’il nous abandonne
*
O Maître Tu savais ce que m’a dit le Vent
Lorsqu’il m’a pénétrée de son immensité
Et que de sa richesse et de son clair espace
J’ai été transformée
O Maître bénis-moi et bénissons le Vent
Qui fait vivre le monde et nous fait vivre en Lui
Et qui porte la Vie au-delà des Tempêtes
Jusqu’aux plaines du Ciel
Martine Maillard