Une étoile ici-bas s'est éteinte.
S'est éteinte parmi les milliers d'étoiles de la terre, pour aller se confondre au fulgurant Soleil de Là-bas.

(cliquez pour retrouver son blog)
Je veux parler de Witney.
Witney dont je suivais le blog depuis longtemps, sachant qu'elle ne vivait pas loin de chez moi, sans qu'elle m'ait jamais dit où. Mais qui depuis quelque temps semblait souffrir et lutter contre la maladie, annonçant fréquemment son absence. Cependant quand on ne sait pas, on croit toujours que ce n'est pas bien grave.
Sa sagesse, sa douceur, sa discrétion m'étaient toujours un exemple. Son choix d'une fleur de lotus pour présenter son site m'invitaient à l'imaginer bouddhiste, et pour cela je l'admirais, me la représentais en méditation fréquente. Ses paroles étaient toujours profondes et justes. Elle montrait un détachement qui me faisait l'imaginer beaucoup plus âgée.
Et puis voici que le couperet est tombé. Voici que Béa Kimcat, que je ne connaissais pas, passe chez moi pour m'annoncer son décès ! À l'âge de 59 ans !
Cinquante-neuf ans est un âge critique : âge du second retour de Saturne, la planète du karma ; autrement dit, âge auquel si nos leçons sont apprises, plus rien ne nous retient sur cette terre... C'est à cet âge-là qu'est parti mon père ; et Agnès-Witney avait sans doute donné plus que personne, d'après ce que j'entends dire comme d'après la multitude des gens présents à ses obsèques - amplifiée du nombre de ceux qui n'avaient pu se déplacer car ils travaillaient.
Grâce à Béa, j'ai pu m'y rendre : oui, c'était tout près de chez moi, dans les profondeurs d'une campagne délicieuse. Et je l'ai découverte... Trop tard ? Non, car j'ai plutôt découvert un visage ; mais un visage sans intérêt puisque Sa vérité était ailleurs, vérité de Son Coeur qu'elle nous laisse pour toujours à travers ses écrits et nos souvenirs ; et surtout, vérité du message d'Amour immense transmis par tous les textes et tous les chants lus ou entonnés durant cette superbe et émouvante cérémonie.
Ne pouvant les reproduire ici, je lui offre en hommage ce beau cantique qui leur ressemble.
« Nearer, my God, to Thee », ici les paroles anglaises
suivies de leur traduction en français