(Nuage stellaire dans la Nébuleuse d'Orion)
Puisque la vie n'est qu'un bruissement d'aile
Du premier jusqu'au dernier jour,
Puisque mûrir c'est n'avoir plus que d'Elle
En guise d'Amour,
Je veux périr
Sans coup férir,
Je veux transir
Dans l'œuf qui vire...
C'est là que fuit l'abîme
Dont la nichée s'exhume
Comme une fraîche couvée,
Dans sa dentelle de larmes arrosée.
Oh ! Que naisse d'un flot limpide
L'unique fleur du Jour,
Celle dont le pétale
Sort de ma peau, de mon ventre et de mes reins !
L'âcre et douce mystérieuse envolée,
Issue de l'ignorance au lointain fabuleux,
La seule peine infinie qui vaille
Qu'un souffle m'ait jamais traversée !