•  

    Mon Maître joue de la flûte

     

    Le joueur de flûte

     

     

    et moi je danse,

    danse,

     danse ! ...

     

     


    32 commentaires
  •  

             J'ai fait un super voyage ce matin...

             D'une indicible beauté à travers givre et lumière.

     

              Mais je n'ai pas su prendre de photo ni la moindre note.

             Parce que j'étais moi-même et la photo, et dans la photo.

            Parce que c'est un voyage qui n'a jamais commencé, n'a jamais fini, n'a jamais eu lieu.

           Parce que tout n'était que pensées dérivant et se confondant et se dissolvant comme l'eau.

            Et dans l'Immensité rayonnante, dans l'infinie Splendeur, de Beauté en Beauté, il ne demeurait que l'Océan en extase...

     





    25 commentaires

  •        C'est étonnant comme est la vie humaine.

           On est jeté dedans sans savoir comment et aussitôt, plongé dans un bain fabuleux de sensations, on cherche à l'explorer. Dès le premier éveil de la conscience on est projeté dans une quête effrénée : celle de la Lumière, de l'Amour, de la Compréhension.  


    Approche



          On court à la recherche de la Joie ; on fait tout pour être aimé, pour plaire, et les blessures s'accumulent car on cherche à être apprécié et en même temps à "s'éclater", à exprimer tout ce qui émerge de soi ; à se réaliser.

            Dès la première lueur de conscience, la quête du sens de la vie s'est déclenchée : si l'on nous dit que l'Absolu c'est Dieu, on cherche Dieu ; si l'on nous dit que le but de toute existence  c'est de devenir le meilleur dans tel ou tel domaine, on fonce. Et à force de se brûler à l'échec on approfondit, on approfondit toujours plus sa recherche : les voies sont multiples et ont toujours existé, chaque siècle en foisonne.

           Notre vie, notre petite existence humaine prend peu à peu l'aspect de cette piste d'aérodrome sur laquelle, tels des avions aux moteurs vrombissants nous filons, plus vite, toujours plus vite, vers notre envol assuré. Pour certains le décollage est plus précoce que pour d'autres : nous les voyons un jour planer et ils nous sourient de leur ciel éclatant... Ce sont les "saints", les "éveillés", les "réalisés". 

            Pour d'autres, l'envol ne se précise pas. Certains même abandonnent toute quête et demeurent raisonnablement dans ce qu'ils ont pu glaner de leur course initiale : fleurs des champs pour un bouquet-trophée, bonheur d'instants fugaces qu'on encadre et conserve précieusement sur l'étagère des souvenirs. Et ils regardent d'un œil désabusé ceux qui cherchent encore, se contorsionnant comme des funambules au-dessus d'un précipice.

    *   *   *

     
         Après bien des années, voici ce que j'ai remarqué : le But convoité est là devant, posé tout simplement à portée de regard comme le Petit Prince devant le Renard. Mais nous ne sommes pas "apprivoisés"... (1)


           Comme le Renard à chaque visite du Petit Prince nous prenons conscience de Lui par épisodes réguliers : nous nous perdons toujours dans le labyrinthe de nos rêves coutumiers mais si nous tenons vraiment à Lui nous Le retrouvons symboliquement "chaque jour à la même heure" (c'est-à-dire à des intervalles réguliers qui ne dépendent bien sûr pas de nous mais de Lui seul).


             Nous nous asseyons, nous contemplons Son Silence incommensurable et nous ne disons rien.


            Mais à chaque fois, nous découvrons qu'Il est un peu plus près...

     

          

     (Magnifique musique de Craig Pruess et John Altman,
    accompagnée de superbes images à regarder bien sûr en grand écran)

     


      (1) Voir ici la scène du Petit Prince de Saint-Exupéry où le Renard explique ce que signifie "apprivoiser".

     

     


    26 commentaires